Aller au contenu principal
5 graphiques pour comprendre pourquoi il faut taxer les riches
Les « épaules les plus larges », qui tirent leurs revenus de leur patrimoine et pas de leur travail, bénéficient en effet d’une fiscalité plus avantageuse. Résultat, ils et elles paient, proportionnellement, moitié moins d’impôts que la moyenne belge.
17 mars 2026
Paragraphe actualités

Les grands patrimoines sont ceux qui contribuent proportionnellement le moins à l’impôt. Pour corriger cette inégalité, un impôt sur le patrimoine est de plus en plus souvent mis sur la table.

Le 1% détient plus que 70% des moins riches

On parle généralement d'imposer le patrimoine supérieur à 1 million d'euros. Cela revient à imposer les 10 % des ménages les plus riches. Pour faire partie des 5 % les plus aisé·e·s, il faudra afficher un patrimoine de 1,5 millions d’euros minimum. Pour entrer dans le club très prisé des 1 % les plus riches, il faudra généralement posséder au moins 5 millions d’euros de patrimoine net.

Le pour cent le plus riche détient aujourd’hui 24 % de la richesse nette totale, soit davantage que les 70 % les moins riches réunis.

 

Le 1% paie moitié moins d'impôts que la moyenne

Le débat de l’impôt sur la fortune se réfère au stock de patrimoine net, donc le patrimoine moins les dettes. Techniquement, la Belgique ne possède pas d’impôt sur la fortune. Elle applique par contre depuis 2021 une taxe de 0,15 % sur certains comptes-titres dépassant un million d’euros. Autrement dit, seule une fraction du patrimoine financier est concernée.

La structure du patrimoine des très riches n’est pas la même que celle de la classe moyenne. Cette dernière détient principalement un logement et un salaire. Les plus fortunés possèdent surtout des actifs financiers, des participations et des bénéfices non distribués. Or ces derniers sont beaucoup moins taxés – voire pas du tout. Résultat, les 1 % les plus riches paient 23 % de leurs revenus en impôts (toutes taxes comprises), soit presque deux fois moins que la moyenne belge où 42 % de revenu est consacré aux impôts et prélèvements.

Le 1% bénéficie d'une fiscalité plus avantageuse

Les 1 % les plus riches tirent moins de 5 % de leurs revenus du travail. Le reste provient du capital (les loyers perçus, les dividendes, les intérêts…). Contrairement aux idées reçues, ce n’est donc manifestement pas le travail qui a permis à la plupart des personnes les plus riches de constituer leur fortune et c’est précisément parce que le régime d’imposition du capital leur est favorable.

L’impôt des personnes physiques est progressif. Plus votre salaire est élevé, plus le taux appliqué est élevé pour atteindre rapidement des tranches à 40 % puis 45 %. En revanche, les revenus du capital – dividendes, intérêts – sont soumis à un taux fixe, souvent 30 %, sans progression. Cela signifie qu’un euro supplémentaire gagné via un dividende peut être moins taxé qu’un euro gagné par le travail.

 

Lire aussi

Les débats sur une plus forte taxation des hauts revenus et patrimoines invoquent souvent l’appellation d’épaules larges, apportant une légitimité « naturelle » à leur richesse.
Privilégier l’intérêt général sur l’intérêt particulier est l’antienne inlassablement répétée par Financité et le fondement de la finance solidaire qu’elle promeut.
Dans son dernier État des lieux de l’économie sociale, l’Observatoire de l’économie sociale confirme le rôle croissant et structurant de ce secteur dans les économies wallonne et bruxelloise.
Né il y a une dizaine d’années en Suisse, le mois sans supermarché s’est petit à petit enraciné dans d’autres pays.

RECEVEZ TOUTES NOS ACTIVITES EN VOUS INSCRIVANT A NOS NEWSLETTERS