ING Belgique va moins bien. En 2025, son bénéfice net a chuté de 250 millions, soit presque un tiers de moins qu'en 2024. Des résultats « plombés pas des taux d'intérêts bas et la hausse des taxes », rapporte la presse.
La banque orange ne s’est pourtant pas effondrée. Les revenus atteignent encore 3,4 milliards d’euros. Mais la parenthèse enchantée des taux élevés se referme. Ces dernières années, les banques avaient en effet pris soin de répercuter la hausse des taux sur les crédits accordés, mais moins sur la rémunération de l’épargne. La différence est au bénéfice de la banque.
Cerise sur le gâteau, les banques centrales européennes rémunéraient les dépôts des banques à coup de milliards d’euros. Les réserves que les banques commerciales placent auprès de leur banque centrale (l’équivalent de notre compte à vue, mais pour les banques) bénéficient en effet d’intérêts qui arrivent directement dans leur poche sans aucun effort.
Qu'à cela ne tienne, ING a rebondi. Si les marges qu'elle tire des taux ont diminué, la banque s'est tournée vers la vente de produits d'investissements. Les commissions issues de ces activités, elles, explosent (+13,9 %) et représentent désormais un tiers de ses revenus.
C'est sûrement pour cela que la banque a choisi d'ouvrir de nouvelles agences : 17 lieux tout neufs réservés la clientèle fortunée à qui l'on peut vendre des produits d'investissement.
Les agences destinées aux client·e·s « classiques », elles, continuent par contre à diminuer au nom de la digitalisation. La banque orange disposait encore de 405 agences accessibles à tou·te·s il y 5 ans, contre 150 aujourd'hui.
Il a bien fallu diminuer les coûts pour absorber les taxes bancaires. Car à en croire la direction de la banque, ce sont elles qui grèvent réellement son résultat. En 2025, elles atteignent 285 millions d’euros, soit 57 millions de plus qu’un an plus tôt. La contribution de solidarité exceptionnelle de 150 millions d’euros imposée par le gouvernement n’y est évidemment pas étrangère. « En tant que banquiers, nous devons soutenir l’économie réelle. L’Arizona prend une série de mesures pour soutenir la compétitivité des entreprises, ce qui nécessite une série d’investissements pour les entrepreneurs. Qui ont donc besoin de crédits ! Soit on utilise ces 150 millions d’euros de capital pour eux – sachant que l’effet de levier, c’est fois 20 –, soit pour soutenir le budget fédéral », s'est indigné le CEO Peter Adams dans Le Soir.
Reste que ING finit l'année avec un bénéfice net confortable de 629 millions d'euros. Il reste donc un peu de marge pour soutenir l'économie réelle ou même essayer de mieux servir ses client·e·s. L'enquête de satisfaction menée par Testachats rappelle que la banque orange occupe le bas du classement.
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