Aller au contenu principal
ING réduit à peine son financement aux énergies fossiles
Alors que plusieurs banques opérant en Belgique ont fortement réduit leurs prêts à l'industrie des énergies fossiles au cours des cinq dernières années, ceux d'ING sont restés pratiquement au même niveau. Selon les chiffres analysés par FairFin, en 2025, la banque a accordé 12 milliards de dollars de crédits à l'industrie des énergies fossiles, ce qui en fait le premier prêteur des banques actives en Belgique.
8 octobre 2026
Paragraphe actualités

L'organisation FairFin, a analysé les données du Banking on Climate Chaos 2026, qui recense les relations financières entre les plus grandes banques et l'industrie des énergies fossiles, pour déterminer le financement des banques belges à cette industrie particulièrement polluante.

En 2025, les banques opérant en Belgique ont collectivement accordé 22,7 milliards de dollars de prêts à l’industrie des énergies fossiles. Sur l’ensemble de la période 2021-2025, ce montant s’est élevé à 134 milliards de dollars.

ING est responsable d’une part importante de ce montant. En 2021, la banque a accordé 12,3 milliards de dollars de crédits à l’industrie des énergies fossiles. En 2025, ce chiffre s’élevait encore à 12,0 milliards de dollars. Ainsi, en l’espace de cinq ans, la situation n’a pratiquement pas évolué.

Cela contraste fortement avec l’évolution observée chez d’autres grands groupes bancaires internationaux. Par exemple, BNP Paribas, dont le total du bilan est pourtant supérieur à celui d’ING, a réduit de moitié ses prêts annuels au secteur des énergies fossiles au cours de la même période, passant de 20,5 milliards de dollars à 10,0 milliards de dollars.

Le désinvestissement limité d’ING ressort d’autant plus à la lumière de sa propre politique climatique. La banque a en effet déclaré publiquement qu’elle visait à réduire à zéro le financement de l’exploration et de la production pétrolières et gazières d’ici 2040.

 

Lire aussi

L’Université de Virginie publie le premier indice mondial du capitalisme. La Belgique se classe au 19e rang.
Le patrimoine net des ménages belges atteignait 3.145 milliards d'euros début 2026. Il est pourtant très loin d'être réparti équitablement.
Doctorant en droit à l’Université libre de Bruxelles, Lucien Rigaux a consacré sa thèse à la solidarité et à la redistribution.

Les membres de la Coalition Climat vous invitent à descendre dans les rues le dimanche 11 octobre pour faire entendre notre voix : pour des étés vivables, un air sain, une nature en bonne santé, des énergies renouvelables et des maisons…

RECEVEZ TOUTES NOS ACTIVITES EN VOUS INSCRIVANT A NOS NEWSLETTERS