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La petite foire paysanne, une autre agriculture est possible.
Organisée chaque année en même temps que la grande Foire agricole de Libramont, La Petite Foire paysanne montre qu’une autre agriculture est possible.
28 juillet 2025
Paragraphe actualités

Entre conférences, débats, démonstrations, projections, stands et repas conviviaux, environ 8 000 personnes ont été sensibilisées aux enjeux de l’agriculture d’aujourd’hui. Le financement solidaire de ces projets était souvent au coeur des discussions.

L’évènement est à la fois militant, festif et réflexif. D’aucuns soulignent l’importance et le nécessaire plaisir de se retrouver et d’échanger entre acteur·rice·s qui partagent le même angle de vue, que l’on soit simple mangeur·euse·s ou paysan·ne·s. « Il faut aussi assurer une présence à la grande foire de Libramont mais c’est aussi important de vivre des temps forts entre nous pour nous renforcer. Nous ne sommes pas seul·e·s » explique Marie, une simple « mangeuse attentive » comme elle se définit elle-même.

Pour replacer les vivant·e·s et l’agroécologie paysanne au coeur de l’alimentation, il faut consolider les liens de solidarité. Face au système dominant et destructeur de l’agro-industrie, en Belgique et partout dans le monde, des paysan·ne·s et des citoyen·ne·s résistent et mettent en oeuvre d’autres systèmes alimentaires. Il s’agit de conjuguer biodiversité et productivité agricole, de manière écologique, systémique et démocratique. Il faut remettre une agriculture à taille humaine au coeur du système, acheter et vendre en filière courte, travailler dans des conditions dignes pour une rémunération juste, élaborer une gouvernance démocratique des processus de production alimentaire et tâcher de les rendre accessibles à tou·te·s. C’est de tout cela que l’on a discuté en ce beau week-end de juillet. Le Mouvement d’action paysanne parle à juste titre de faire « alliances et résiliences ».

Un changement complet de système alimentaire, de la semence à l’assiette, vers des méthodes agroécologiques dans les prochaines années permettrait, d’ici à 2050, de restaurer la biodiversité et les ressources naturelles (eaux, sols…), d’émettre moins de gaz à effet de serre et de stocker du CO2, tout en assurant une alimentation saine et suffisante pour tou·te·s.

Les producteur·rice·s méritent aussi un accès plus aisé et plus sûr à la terre. L’agrobusiness n’a de cesse de faire monter la pression foncière sur leur principal outil de travail, coupant net la transmission des fermes. C’est la raison d’être de la coopérative Terre-en-vue, membre du collège solidaire de Financité, qui soustrait les terres de la spéculation foncière.

À Tournay, on a tissé des liens sur la planète, entre les villes et les campagnes, entre les dynamiques activistes et les agriculteur·rice·s, entre les mouvements autonomes et les organisations institutionnelles, entre les organisations de solidarité internationale et les associations locales de lutte contre les inégalités.

Pour aller plus loin

La Petite foire paysanne

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