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Monnaie locale, réponse de crise
Les monnaies locales et citoyennes l’Épi Lorrain et l’Ardoise s’intègrent officiellement au réseau de prestataires du plan provincial de gestion des situations d’urgence.
13 octobre 2026
Paragraphe actualités

Lancé en 2024, LUX Response est né d’une réflexion entamée après les inondations de 2001 et la crise sanitaire. L’ensemble des expert·e·s et responsables politique s’accordent sur une conviction : l’amélioration de la gestion des crises passera par un renforcement de la culture du risque.

Chaque province s’attelle alors à créer un plan d’action à activer en cas de crise. « L’expérience nous démontre que la nature humaine nous fait vite oublier la mémoire du risque », rappelle le gouverneur de la province du Luxembourg Olivier Schmitz. Au sud du pays, LUX response (c’est le nom du programme) tisse des partenariats avec des acteurs dont la crise n’est pas le métier premier mais qui pourront démultiplier les moyens disponibles. « Il faut apprendre à se connaître avant l’urgence », précise Olivier Schmitz. Ainsi, le secteur de l’hôtellerie ou des campings pourraient être mobilisés s’il fallait relogerdes habitant·e·s. La restauration pourrait ravitailler toute une série de personnes.

L’intégration des monnaies locales s’inscrit dans cette logique. La dépendance à l’électricité et aux réseaux numériques constituent un véritable risque pour les paiements numériques et la continuation des échanges. Plusieurs blackouts survenus en Europe ont montré à quel point l’impossibilité d’effectuer des paiements électroniques peut compliquer l’accès aux besoins primaires. Les inondations de 2021 et l’exemple de Theux, où l’usage d’une monnaie locale avait permis aux habitant·e·s et aux commerces de reprendre rapidement une activité, ont achevé de convaincre les autorités provinciales. En cas de situation d’urgence où les moyens de paiement et de retrait d’argent ne seraient plus opérationnels, les monnaies locales complémentaires peuvent constituer une solution précieuse.

« L’idée n’est pas de remplacer la monnaie officielle sur l’ensemble de la province, mais de disposer d’une corde supplémentaire à notre arc en cas de nécessité », précise Olivier Schmitz. Voilà donc l’Epi Lorrain (Gaume et Pays d’Arlon) et l’Ardoise (entre Semois et Lesse) prêtes à mettre des unités en circulation. Même sans électricité et sans accès aux euros liquides, un système de reconnaissance de dette pourrait par exemple être imaginé pour se procurer des billets de monnaie locale.

L’intégration des monnaies de la province du Luxembourg dans plan d’action pourrait bien inspirer d’autres provinces à faire de même.

 

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