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La promesse d'un distributeur à moins de 5 km n'est pas suffisante
Les quatre principales banques du pays ont présenté une nouvelle version de leur plan qui vise à réduire de moitié le nombre de leurs distributeurs de billets. Un plan largement insuffisant.
22 septembre 2021
Paragraphe actualités

Le projet Batopin, initié par Belfius, BNP Paribas Fortis, ING et KBC, s’était engagé à maintenir un point cash dans un rayon de 5 km du domicile pour 95% des citoyen·ne·s belges. La nouvelle mouture du plan de Batopin, revue pendant l’été, ne tient visiblement toujours pas ses promesses puisque les provinces de Namur et du Luxembourg sont toujours insuffisamment desservies.

Le nombre de communes belges non desservies par un distributeur évolue positivement, puisqu’il passe de 29 à 11 communes selon le nouveau plan révélé hier. A en croire Batopin, la Wallonie sera la grande gagnante de cette nouvelle version puisque seules 7 communes wallonnes n'auront aucun distributeur sur le territoire, contre 9 actuellement. Mais ce chiffre tient compte de tous les services, en ce compris donc les distributeurs des banques ne faisant pas partie du projet Batopin et ceux mis en place par bpost, qui pallie trop souvent à l’absence de service bancaire.

Financité rappelle aussi que le critère des 5 km (à vol d’oiseau !) utilisé par Batopin est loin d’être une distance acceptable.

Pas uniquement une question de distance

Afin de servir correctement la population, il nous semble que le projet devrait viser à atteindre les deux objectifs suivants de manière cumulative :

  • au minimum 95% de la population doit avoir accès à un distributeur offrant l'assortiment de base (retrait, dépôt…) dans les 2,5 km par la route, et au minimum 98% de la population dans les 5 km par la route ;
  • chaque commune doit disposer d'un nombre d’appareils équivalent à au moins un appareil par tranche de 1.500 habitant·e·s (densité de la population)

En matière d’accessibilité, il convient aussi de prêter attention au mode d’accès (il devrait pouvoir être possible d’accéder à un distributeur à pied ou en transport en commun), des horaires et de la localisation. Au lieu de se préoccuper des lieux de passage, il conviendrait d’installer les appareils là où les habitant·e·s font régulièrement leurs courses.

Contrairement à ce que les banques voudraient bien faire croire pour justifier la diminution de leur service, le volume de cash en circulation est toujours en augmentation. Financité rappelle qu’accéder facilement au cash, et donc à notre argent, est un droit. Rien ne devrait être décidé en la matière sans consulter les citoyen·ne·s.

Plus de 6000 personnes ont déjà signé la pétition de Financité dans le cadre de la campagne « Soyons cash ».

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