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Financer le réchauffement climatique
Les financements fossiles des banques repartent à la hausse. En 2024, les 65 plus grandes banques mondiales ont fourni un financement de 869,4 milliards de dollars aux énergies fossiles.
25 juin 2025
Paragraphe actualités

Chaque année, le rapport Banking on Climat Chaos remonte la piste des financements des énergies fossiles dans le monde et espère pouvoir annoncer de bonnes nouvelles. Cette année, le montant est impressionnant. Mais surtout, alors qu'il était en baisse depuis 2021, il représente une augmentation de 23 % par rapport aux financements accordés en 2023.

2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée et les dégâts liés aux conditions climatiques extrêmes ont entraîné des coûts jamais vus. La science nous dit que, pour limiter le réchauffement climatique, nous ne pouvons pas nous permettre le moindre nouveau projet lié aux énergies fossiles. Mais visiblement, les banques n’ont pas eu l’info.

Plus de deux tiers des banques ont augmenté leur soutien au fossile. En plus d’un climat politique propice au désengagement climatique, « cette augmentation s’explique notamment par la baisse des taux d’intérêts en 2024 », note Reclaim Finance, à la manœuvre de ce rapport avec 7 autres organisations. Quand les taux baissent, le coût de l’emprunt est mécaniquement plus bas et les entreprises du secteur en ont donc profité pour emprunter un peu plus. Les banques, elles, ne se sont pas privées pour les soutenir.

En 2024, les banques ont accordé 429 milliards de dollars à l’expansion des énergies fossiles, dont 31 % proviennent des banques américaines et 21 % des banques européennes. Parmi elles, BNP Paribas et ING. « Cette année, les banques ont montré leur vrai visage : beaucoup ont abandonné leurs engagements climatiques et ont redoublé d'efforts pour financer l'expansion des combustibles fossiles, alors même que les températures mondiales battent des records », regrette Lucie Pinson, directrice et fondatrice de Reclaim Finance.

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